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Essais personnels / Français

Papa, mon refuge

25 septembre 2026 · 3 min de lecture
Trois scènes d’animation montrant un père en costume blanc jouant avec sa petite fille vêtue d’une robe rose

« Les pères doivent toujours donner pour être heureux. Donner toujours, c’est ce qui fait qu’on est père. »

— Honoré de Balzac

Papa,
Il y a des choses qu’on ressent toute une vie sans jamais trouver le moment de les dire.
Aujourd’hui, mes mots tremblent peut-être un peu trop, mais je veux te parler.

Tu m’as appris à lire avant même que je comprenne le monde.
Tu m’as montré que les livres étaient des refuges,
mais avec le recul,
je comprends que mon vrai refuge,
c’était toi.

Entre toi et moi, il y a toujours eu ce lien unique et indéfectible.
Toujours attentif, toujours présent,
tu veillais du coin de l’œil pour voir si j’avais besoin de quelque chose.
Si tu voyais la moindre tristesse, tu agissais instantanément,
avec ton humour et tes blagues de papa.
Mon papa, mon Ours, mon protecteur.

J’ai fini par réaliser qu’on a tous été enfants un jour.
Même toi, papa.
Tu as été un petit garçon plein de rêves,
avec peut-être des peurs qu’il devait cacher.
Un gamin à qui l’on disait de “rester fort” et de ne pas pleurer, même après une chute.
Et que peut-être parfois tu t’es senti incompris,
déçu ou triste.

J’ai compris que tu avais parfois mis tes passions de côté,
rangé tes envies dans un coin,
pour construire quelque chose de plus grand : nous.

Parfois, j’aimerais rencontrer ce petit garçon.
Lui offrir une glace.
Jouer avec lui.
Écouter son rire, léger, sans poids sur les épaules.
Avoir une discussion comme celle qu’on a entre enfants,
parler du futur, de ses sentiments,
apprendre à connaître son cœur d’enfant,
une discussion qu’une fois adulte, on n’a plus.

Le prendre dans mes bras.
Lui dire qu’il deviendra un homme fort, respecté, aimé.
Un homme que je suis fière d’avoir pour père.

Comme ces pères dont parlent les romans de Balzac, solides comme des piliers invisibles.
Comme ces hommes de caractère que décrivait Zola, faits de devoir et de droiture.

Certains pères disent : “Fais tes choix, mais tu assumeras les conséquences.”
Toi, tu disais : “Si c’est ton choix, fais-le.”
Et tu ne rajoutais rien, parce que je savais que tu serais là, juste derrière,
à veiller en silence, “juste au cas où.”

J’ai grandi avec cette certitude.
Et quand on sait que quelqu’un nous ramassera, le monde devient plus vaste.

Sache-le aujourd’hui :
Ton amour a construit la femme que je suis devenue.
Même si je vis loin, je n’oublie rien.
Si je suis forte, droite et fidèle à ma parole, c’est parce que je t’ai regardé faire.
Tu ne m’as pas seulement protégée, tu m’as préparée à la vie.

Je ne te le dis pas assez, par pudeur ou habitude, mais je t’aime, papa.

Qu’Allah te récompense pour chaque fatigue silencieuse, pour chaque sacrifice discret.
Qu’Il t’accorde santé, paix et longue vie.
Et si je deviens quelqu’un de bien dans cette vie, c’est aussi grâce à toi.

Comme le disait Balzac : « Le véritable amour est un océan de sensations éternelles et toujours neuves. »
Ton amour, papa, est exactement cela pour moi.

Joyeux anniversaire.

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