Un temps mots Sade
Un matin sans raison
précise
Le monde respire
un peu de travers.
Je me suis réveillé
avec un soleil fatigué.
Il brillait,
mais sans trop y croire
Comme s’il avait oublié
Pourquoi il devait se lever
Les nuages hésitent,
suspendus
Comme une phrase
qu’on n’ose pas finir.
Dans la rue,
quelqu’un rit trop fort
Et ça fissure le silence gris
Alors je ramasse
ce moment fragile
Et je le garde,
juste pour aujourd’hui.
Dans ma tête,
c’était carnaval
et brouillard.
Des confettis collés
à des idées floues.
Je riais pour rien,
puis presque pour tout
Un équilibre bancal
mais vivant
Un pigeon m’a jugé
depuis un lampadaire,
J’ai trouvé ça
profondément injuste.
Alors j’ai décidé
que cette journée
Serait à moitié sérieuse,
à moitié perdue
Et quelque part
entre deux pas
J’ai senti que ça allait,
Pas parfaitement,
pas vraiment
Mais assez
pour continuer
Djamel Metref
Paris le 4 Mai 2026
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