Toi, le brasier, moi, la lumière
Je t’aime
dans l’ardeur
qui tremble,
Et dans le calme
qui me retient.
On s’aime
comme on respire mal :
Trop fort,
trop vrai,
trop inégal.
On avance,
cœurs désaccordés,
Mais c’est dans l’écart
que naît l’unité.
On se cherche
entre deux extrêmes,
Toi,
le brasier,
moi,
la lumière qui veille.
Il faut le feu
pour croire encore,
Et le temps
pour qu’il ait un corps.
Chaque regard,
une flamme tendre,
Chaque silence,
un lendemain.
Mais dans chaque silence,
une promesse,
Dans chaque attente,
une caresse.
Je te veux forte,
je t’aime lente,
Je t’apprends
dans chaque instant.
Et si parfois
le monde vacille,
C’est que nos cœurs
battent en parallèle.
Chaque élan
devient prière,
Chaque silence,
une lumière.
Djamel Metref
At Yenni le 23 octobre 2025
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