Sous la pluie des étoiles, des âmes se cherchent à l’ombre des miracles
Sous la pluie des étoiles,
ton regard m’a surpris,
Un éclair de douceur
traversa mon esprit.
Le monde s’est tu,
suspendu dans l’attente,
Ton souffle effleurait
mon âme frémissante.
Sous l’ombre des cieux bleus,
nos deux âmes se frôlent,
Comme deux vents perdus
cherchant la même épaule.
Le monde autour s’efface,
et dans ce lent vertige,
Nos cœurs se reconnaissent
sans qu’un mot ne s’oblige.
Je t’ai cherché partout —
dans le souffle des plaines,
Dans le cri des marées,
dans le rire
et la peine.
Ton nom vibrait en moi
comme un écho divin,
Un secret d’autrefois
qu’on murmure au matin.
La nuit s’est faite or
sur ta peau de lumière,
Et le vent murmurait
des secrets à la mer.
Nos mains hésitaient,
nos cœurs battaient trop fort,
À l’aube d’un serment
né d’un tendre accord.
Tes yeux —
deux astres fous —
troublent l’ordre du soir,
Ils brûlent mes silences
et sculptent mon espoir.
Un mot de toi suffit,
et l’univers s’incline,
Tout devient plus vivant,
plus pur,
plus clandestin.
J’ai cru voir ton reflet
sur les vitres du monde,
Chaque éclat de lumière
en portait la faconde.
Ton absence pesait
plus lourd que mille cieux,
Mais j’aimais ta distance —
elle me rendait pieux.
Chaque mot que tu dis
résonne
et m’enchaîne,
Comme un fil invisible
au parfum de verveine.
Je bois ton silence,
il a goût d’éternel,
Et j’y vois ton amour,
fragile
et essentiel.
Tu marches dans mes nuits
comme un songe incarné,
Ton pas fait frémir l’ombre
où je croyais faner.
Je sens dans ton regard
la mer
et la tempête,
Le calme après la peur,
la fin après la quête.
Tu fus ma foi perdue,
mon ivresse
et ma flamme,
Le feu qui m’a brûlé
sans consumer mon âme.
Et même si l’amour
s’efface avec le jour,
Son ombre me poursuit,
éternelle autour.
Si le temps se déchire
et disperse nos traces,
Je garderai toujours
ton ombre dans mes glaces.
Car l’amour véritable
ne meurt
ni ne fuit,
Il dort sous la cendre
et renaît dans la nuit.
Et si demain s’éteint,
qu’importe le matin —
Nos souffles ont uni
deux destins incertains.
L’amour, ce feu secret
que rien ne désaltère,
Brûlera sous nos cendres
et dansera dans l’air.
Parfois dans mes silences,
ton souffle me visite,
Un frisson d’autre vie,
doux,
secret,
insolite.
Je ferme alors les yeux —
et ton âme revient,
Comme un vent d’immortel,
caressant mon destin.
Car rien ne disparaît
de ce qu’on a aimé,
Les cœurs ne meurent pas,
ils vont se rallumer.
Et s’il faut renaître
au bout de la souffrance,
Je renaîtrai vers toi,
dans un éclat d’espérance.
Djamel Metref
At Yenni le 10 octobre 2025
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