Solitude, ma compagne
Solitude,
ô compagne fidèle,
Tu viens à moi
lorsque tombe le soir ;
Tu poses sur mon âme
une aile,
Et berces mes regrets
de ton voile noir.
Tu marches à mes côtés
sans bruit.
Quand le monde s'éloigne
et s'éteint,
Tu allumes en moi
une faible lumière.
Quand le bonheur s'efface
en silence,
Et que l'espoir s'égare
au vent d'hiver,
Tu fais de ma peine
une présence,
Un doux chagrin
perdu dans l'univers.
Tu connais le poids
de mes silences,
Les mots que je n'ai jamais osé
dire,
Les blessures cachées
sous le sourire,
Les rêves suspendus
au bord de la nuit.
J'ai tant parlé
aux étoiles pâlies,
Sans recevoir l'écho
de leur clarté ;
Mes jours s'en vont
comme des feuilles jaunies,
Emportés loin
par le vent de l'été.
Tu n'es ni ennemie
ni prison,
Mais un miroir
où mon âme se regarde.
Dans ton calme,
j'apprends la patience,
Dans ton vide,
je découvre l'espérance.
Pourtant je garde
au fond de ma mémoire
La braise vive
d'un ancien printemps ;
Car tout crépuscule
enfante une aurore,
Et l'aube renaît
du deuil du temps.
Un jour peut-être,
d'autres mains
Viendront remplacer
ton étreinte discrète.
Mais je n'oublierai
jamais tes leçons,
Car tu m'auras appris
à me rencontrer.
Si tu demeures
encore à ma porte,
Ne fais de moi
ni captif ni roi ;
Laisse une fleur éclore
quand tu m'emportes,
Et qu'un amour retrouve
enfin ma voix.
Reste encore un instant,
douce compagne,
Jusqu'à ce que l'aube
ouvre enfin ses portes,
Et que mon cœur,
fort de tes silences,
Accueille sans crainte
la lumière des hommes.
Alors,
paisible,
au terme du voyage,
Je bénirai tes larmes
et tes lois ;
Car tu auras,
malgré tous les orages,
Préservé l'espérance
au fond de moi.
Djamel Metref
Tissirt Mena3 le 7 juillet 2026
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