Regarder autrement
Apprends,
dit le vent,
à déposer tes armes invisibles—
celles faites de silence dur
et de regards fuyants.
Salue,
même l’inconnu,
car chaque visage croisé
est un monde qui attend
qu’on lui ouvre une porte.
Parle doucement,
comme on éclaire une nuit fragile,
car les mots,
quand ils blessent,
laissent des échos trop longs.
Souris—
non pour cacher la peine,
mais pour lui offrir un chemin
vers quelque chose de plus tendre,
de plus vaste que soi.
Aime,
surtout aime,
même quand le cœur hésite,
car c’est dans ce risque-là
que la vie prend racine.
Et peu à peu,
sans bruit,
tu verras le jour changer de couleur—
non parce que le monde est différent,
mais parce que ton regard
a appris à fleurir.
At Yenni le 28 Mars 2026
Djamel Metref
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