Questionnement sans fin
Au fil du vent, sous l’ombre immense,
Naissent des voix pleines d’errance.
Chaque question tisse un chemin,
Un cri perdu, un lendemain.
Où va le temps ? Que dit l’espace ?
Pourquoi la nuit brouille nos traces ?
Dans l’infini, sous les étoiles,
Le doute danse et se dévoile :
Qui parle encore au vent qui passe ?
Que dit l’écho dans le mystère ?
Quand l’aube effleure-t-il une onde lasse ?
Où meurt l’élan jeté en mer ?
Comment se brisent les poèmes ?
Combien de songes s’en sont allés ?
Pourquoi l’écho des âmes blêmes,
Les rires aux lèvres oubliés ?
Qui veille aux forêts sans visage ?
Que devient l’arbre après l’orage ?
Quand l’ombre glisse t’elle en solitaire ?
Où vont les jours, où vont les vers ?
Comment renaît ce qui s’éteint ?
Combien de pas foulent la terre ?
Pourquoi les larmes au matin,
Pèsent encore comme des prières ?
Qui garde un feu sous un remous ?
Que garde au creux le vent qui passe ?
Quand les larmes restent t’elles en nous ?
Où naît la lueur qui embrasse ?
Comment renaît ce qui s’endort ?
Combien d’âmes ont disparu ?
Pourquoi le bruit des corps,
S’efface en un détour ténu ?
Qui danse encore au bord du monde ?
Que dire aux ombres qui vagabondent ?
Quand l’avenir tremble t’il et s’éclaire ?
Où dorment les heures qui s’évaporent ?
Comment sourire au lendemain ?
Combien d’attentes et d’ivresses ?
Pourquoi le vide a-t-il enfin,
Le goût d’une ultime tendresse ?
Qui défie l’ombre et l’infini ?
Que reste-t-il quand tout s’efface ?
Quand le temps fuit il sans bruit ?
Où meurent les mots sans audace ?
Comment saisir l’ombre du vent ?
Combien de vies s’éteindront là ?
Pourquoi le jour chasse le temps,
Sans retenir l’ombre d’en bas ?
Qui ose aimer sans rien attendre ?
Que faire quand le cœur s’égare ?
Quand l’attente est-elle un feu à prendre ?
Où se cachent les vieux regards ?
Comment aimer sans se défaire ?
Combien d’amour sans un aveu ?
Pourquoi le temps fuit sans lumière,
Et nous abandonne à ses jeux ?
Qui défie l’ombre et l’azur ?
Que renait il après l’orage ?
Quand le destin brise-t-il l’armure ?
Où renaissent ceux sans rivage ?
Comment entendre une prière ?
Combien de cendres sous le vent ?
Pourquoi l’amour s’efface en l’air,
Comme un murmure évanescent ?
Qui marche seul sans faire un pas ?
Qu’est-ce, sinon un peu de cendre ?
Quand l’amour tombe-t-il puis s’en va ?
Où sont les âmes à comprendre ?
Comment tout s’efface en silence ?
Combien de nuits avant le feu ?
Pourquoi l’écho n’a plus d’essence,
Ni de réponse sous les cieux ?
Qui danse au bord de l’impossible ?
Qu’est-ce sinon un peu d’espoir ?
Quand l’océan tait il l’indicible ?
Où s’effondrent les non-dits noirs ?
Comment trouver encore un rêve ?
Combien d’aurores avant le néant ?
Pourquoi les âmes sont en grève,
Si tout s’efface en un instant ?
Qui s’efface et qui renaîtra ?
Qu’est-ce sinon, au loin, attendre ?
Quand l’étoile ne brille-t-elle pas ?
Où sont les cœurs qui osent entendre ?
Comment s’éteint le feu sans trace ?
Combien d’adieux pour un matin ?
Pourquoi le ciel pleure et s’efface,
Sous les soupirs devenus rien ?
Qui serons-nous après l’orage ?
Que reste-t-il sous les saisons ?
Quand l’attente brise t’elle les âges ?
Où sont les pas, perdus, profonds ?
Comment s’effacent les promesses ?
Combien de songes meurent encore ?
Pourquoi les rires s’évaporent,
Dés que l’on s’habille de tristesse ?
Rien ne répond, tout se devine,
Le vent s’égare et nous entraîne.
Faut-il chercher quand tout s’incline,
Ou s’abandonner à l’arène ?
Car sous l’oubli, l’espoir s’élance,
Dans chaque ombre un feu persiste.
Et si le doute est notre danse,
Que chaque pas demeure une piste.
Djamel Metref
At Yenni le 31 mars 2025
← Tous les poèmes
