Quelques instants parmi les galaxie
Le matin entre doucement
dans la chambre vide
Je regarde la poussière
flotter dans la lumière
Chaque seconde tombe
avec une lenteur sacrée
Le silence possède
une profondeur d’océan
Je m’assois face
au passage du temps
Le monde respire
sans demander
ma permission
Les arbres poursuivent
leur dialogue avec le ciel
Une rivière invisible
traverse mes pensées
Je questionne la forme
exacte de l’existence
Pourquoi sommes-nous
jetés dans cette clarté fragile
Les jours passent
comme des oiseaux silencieux
Ils ne reviennent jamais
vers les mêmes branches
Je sens mon cœur
battre contre l’infini
Comme une petite lampe
dans l’obscurité cosmique
Le vide parfois ressemble
à une réponse honnête
Les certitudes tombent
une à une
Je regarde mes peurs
avec plus de douceur
Elles cherchent seulement
une place dans la lumière
Le vent déplace les nuages
de ma conscience
Je comprends
que tout demeure provisoire
Même les montagnes finiront
par devenir poussière
Pourtant une étrange paix
survit au chaos
Le monde continue
malgré nos absences futures
Les étoiles meurent
en silence depuis toujours
Et leur lumière atteint
encore nos yeux
Je médite sur cette distance
bouleversante
L’existence tient peut-être
dans cette traversée
Être vivant quelques instants
parmi les galaxies
Sentir la pluie
sur une peau mortelle
Aimer malgré
la certitude du départ
Respirer au milieu
des questions sans réponse
Le temps ne ralentit
pour personne
Mais le présent s’ouvre
parfois comme une fleur
Je demeure immobile
dans cette conscience fragile
Et le silence devient
une forme de sagesse
Djamel Metref
At Yenni le 17 Mai 2026
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