Pour l’amour d’une princesse
Dans la plaine où tremble
encore la lumière,
Un rêve s’est levé,
pierre après pierre,
Sous les doigts fervents
de Si Ahmed Tidjani,
Pour une reine
au regard d’infini.
Le palais de Kourdane,
comme un serment murmuré,
S’élève entre ciel
et sable doré,
Chaque arcade y respire
une promesse,
Chaque mur garde
l’ombre d’une caresse.
Aurélie,
au nom d’aube
et de rosée,
Venue d’ailleurs,
mais au cœur embrasé,
Devint princesse
en terre algérienne,
Par la seule force
d’un amour souverain.
Ce n’était point royaume
de conquête,
Ni couronne gagnée
par la tempête,
Mais un empire tissé
de regards,
Où l’amour seul faisait loi,
sans hasard.
Les jardins soupirent
encore son nom,
Dans le vent tiède
qui frôle l’horizon,
Et les fontaines,
en perles légères,
Chantent l’écho
d’un amour sans frontière.
Ô palais né
d’un désir profond,
Tu es plus qu’un marbre,
plus qu’un fronton,
Tu es le cœur dressé
d’un homme épris,
Pour celle qui fit
de sa vie un paradis.
Et sous la lune,
lorsque tout se tait,
On jurerait que leurs âmes,
à jamais,
Errent encore
entre les colonnes blanches,
Comme deux flammes
que rien ne retranche.
Laghouat le 15 Avril 2026
Djamel Metref
Illustration : Palais de Kourdane.
Crédit photo © Djamel Metref
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