Dans la série "Les vents contraires"
N°7. L’espoir et le désespoir
Il y a des jours où tout s’effondre.
Où même le ciel semble t’en vouloir.
Où tu t’assois sur ton lit
et t’as même plus l’énergie de pleurer.
Le désespoir, c’est sournois.
Ça ne crie pas toujours.
Parfois ça s’installe tranquillement,
comme un vieux coloc indésirable,
qui prend toute la place dans ton cœur.
Mais l’espoir…
L’espoir, lui, est têtu.
Un petit con magnifique.
Il revient toujours, même quand tu l’as viré.
Il pousse entre les fissures,
comme une fleur sur un parking.
Il ne fait pas de bruit.
C’est une main qu’on ne voit pas.
Une chanson qu’on entend sans écouter.
Un message de quelqu’un que tu n’attendais plus.
Il ne te promet rien.
Mais il est là.
Et parfois, c’est juste ça qu’il te faut :
une lueur, même minuscule,
pour te rappeler que tout n’est pas foutu.
Djamel Metref
At Yenni le 11 août 2025

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