Dans la série "Les vents contraires"
N°6. La liberté et l’enfermement
On dit que la liberté,
c’est courir dans les champs,
faire ce qu’on veut,
quand on veut,
avec qui on veut.
Mais parfois, c’est juste éteindre ton téléphone
et respirer sans rendre de compte à personne.
Ou oser dire non.
Ou oser dire oui.
Même quand ça fout la trouille.
L’enfermement, lui,
n’a pas toujours des barreaux.
Parfois, c’est un boulot que tu détestes,
un amour qui t’épuise,
ou cette voix dans ta tête qui répète :
« Tu n’y arriveras pas. »
L’homme est drôle, quand même.
Il réclame la liberté,
et il s’enferme lui-même
dans des cages de confort.
Mais même dans un trou noir,
il y a des gens qui dessinent des fenêtres.
Des poètes en prison.
Des rêveurs en costume.
Des enfants qui chantent entre deux ruines.
La vraie liberté ?
C’est pas un drapeau.
C’est un regard.
Une respiration.
C’est oser être soi,
même si personne n’applaudit.
Djamel Metref
At Yenni le 10 août 2025
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