Dans la série "Les vents contraires"
N°5. L’amour et la solitude
L’amour débarque sans prévenir.
Un regard. Une odeur. Un message à minuit.
Et soudain, ton monde bascule d’un degré —
tu ne sais pas pourquoi,
tout ce qui t’arrivait seul… t’arrive à deux.
C’est beau, au début.
C’est l’été même en hiver.
Tu fais des plans sur vingt ans alors que t’as plus de café.
Mais parfois, ça casse.
Pas violemment. Pas toujours.
Juste un écart. Un silence trop long.
Et l’autre s’efface comme un brouillon oublié.
Alors vient la solitude.
Pas celle qu’on choisit.
Celle qui te serre le ventre quand il fait trop beau dehors.
Tu parles à des souvenirs comme à de vieux colocataires.
Tu apprends à te tenir compagnie.
Et à ne pas confondre être seul… et être vide.
Et tu comprends, doucement,
que l’amour, ce n’est pas guérir quelqu’un.
C’est partager la solitude sans la fuir.
Djamel Metref
At Yenni le 9 août 2025

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