Les mots d’un montagnard
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Les vents contraires — N°4. La morale du vivant

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Dans la série "Les vents contraires"

N°4. La morale du vivant

Ne te fie pas au silence des gens.
Il y a des cœurs blessés qui parlent avec les yeux,
des colères qui sont juste des chagrins déguisés,
et des solitudes pleines de fleurs qu’on ne voit pas.

Parfois, c’est le mec en costard qui a peur de mourir seul,
et la grand-mère du cinquième qui détient la vraie sagesse du monde
entre deux pots de confiture.

Le bien, le mal ?
Deux idées mal rangées.
La vie est un mélange flou —
avec des gens qui tombent
et qui se relèvent autrement qu’en ligne droite.

Il y a de la beauté dans l’imparfait.
Il y a des héros qui ne sauront jamais qu’ils le sont.
Et des monstres qui pleurent en regardant le JT de 20h.

On n’est pas fait pour juger.
On est fait pour écouter,
pour apprendre à dire « je ne sais pas »
sans que ça sonne comme une défaite.

La vie, c’est ça :
un bazar précieux,
où l’on cueille parfois des vérités
entre deux maladresses.

Djamel Metref
At Yenni le 8 août 2025