Dans la série "Les vents contraires"
N°25. Le manque et la plénitude
Le manque, c’est ce creux au ventre quand tout va bien.
Un vide précis, aigu,
comme un appel d’air au bord d’un baiser manqué.
Tu pourrais avoir le monde entier —
mais sans ce petit rien,
tout s’effondre comme un château de cartes mouillées.
La plénitude, elle, arrive sans fracas.
Pas de feux d’artifice, pas de grande musique.
Juste un calme.
Une respiration qui ne bloque plus à mi-chemin,
Un silence qui ne fait plus peur.
Et pourtant,
sans manque,
on ne reconnaîtrait jamais
la douce folie d’être enfin rempli.
Djamel Metref
At Yenni le 31 août 2025
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