Dans la série "Les vents contraires"
N°2. Les cœurs changeants
Le gentil peut exploser un dimanche matin,
juste parce que son café était tiède
et que personne ne lui a dit bonjour.
Le salaud, parfois, laisse une pièce à un SDF,
les yeux un peu rouges, comme s’il voulait dire pardon.
On est des puzzles à pièces interchangeables,
des cartes météo émotionnelles.
Un jour soleil, un jour orage.
Et parfois les deux en même temps, au même endroit.
La vertu ? Elle tangue comme un bateau ivre.
Le vice ? Parfois il t’écrit des poèmes à minuit.
Les cœurs ont des saisons qu’aucun GPS ne capte.
On se croit solide… et paf, on pleure devant une pub.
Alors évite les slogans.
Ne dis pas : « Moi, je suis comme ça. »
Parce que même les saints ont leurs soirs de whisky,
et même les monstres, des photos d’enfance dans le portefeuille.
On est tous un peu flamme, un peu cendre.
Un peu salaud magnifique, un peu ange maladroit.
Et c’est cette pagaille qui nous rend vivants.
Djamel Metref
At Yenni le 6 août 2025
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