Les mots d’un montagnard
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Les vents contraires — Le n°0 (Prologue) - Ni noir ni blanc

Temps et existence

Dans la série "Les vents contraires" :

Le n°0 (Prologue) - Ni noir ni blanc

Toi.
Oui, toi qui lis ces lignes comme on entrouvre une porte qu’on ne reconnaît pas.
Tu viens peut-être chercher la clarté.
Ou bien c’est l’ombre qui t’attire — cette part du monde qui ne passe jamais à la télé,
mais qui murmure dans les coins de ton propre silence.

Ici, rien de lisse.
Pas de morale en promo, pas de vérité bien coiffée.
Seulement des questions déguisées en poèmes,
des intuitions qui titubent,
et des paradoxes comme des chats qui dorment sur ton clavier.

Tu croiseras des anges avec des gants de boxe,
des salauds qui pleurent en cachette,
des lueurs qui brillent dans la boue,
et des tempêtes qui t’apprennent à respirer.

Ceci n’a pas été écrit pour convaincre.
Il est là comme un miroir flou :
plus tu regardes, plus tu vois autre chose…
et parfois, c’est toi.

Alors lis sans te défendre.
Laisse-toi traverser.
Les mots ici ne veulent pas t’enseigner,
ils veulent t’allumer — même si c’est à l’envers,
même si c’est juste une étincelle dans ta nuit.

Car nous sommes tous des funambules entre le noir et le néon,
entre la chute et la danse,
entre un mot d’amour mal dit et un silence qui sauve.

Bienvenue dans ce labyrinthe d’échos.
Marche.
Et si tu tombes, ris un peu.
L’ombre, parfois, est la seule chose qui donne un sens à la lumière.

Djamel Metref
At Yenni le 4 août 2025