Les murmures de la nuit
Dans l’ombre épaisse
où s’effiloche le temps,
Je marche solitaire,
funambule hésitant.
Sur le fil fragile
de mes pensées
vagabondes
La nuit berce
d’une voix lancinante.
Le silence,
vaste océan
sans rivage,
M’engloutit lentement,
devient mon paysage.
Et dans ses flots noirs
où nul écho ne fuit,
Mes rêves s’éveillent,
plus bruyants que la nuit.
Ma muse invisible,
aux doigts de brume,
de peur
que je m’ennuie,
Tisse des vers
que mon esprit consume.
Elle danse en rond
dans mes insomnies,
Semant des rimes
au creux de l’infini.
Les mots que je cueille
au bord de l’absence
n’ont aucun sens
Et n’appartiennent
qu’à mes spectres
en transe.
Ils murmurent bas
des secrets oubliés,
Que même le jour
n’ose dévoiler.
Et mes fantasmes,
éclats de tonnerre,
Résonnent en moi
comme une prière.
Amplifiés par l’obscure
manteau du monde,
Où chaque peur
devient une onde
profonde.
Ainsi je dérive,
entre ombre
et lumière,
Prisonnier doux
de mes chimères,
Jusqu’à l’aube pâle
où tout se défait…
Mais mes fantômes,
eux,
ne dorment jamais.
Djamel Metref
Valentigney le 27 Avril 2026, 02 h 00 du matin
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