Les mots d’un montagnard
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Leçons de vie

Temps et existence

Leçons de vie

J’ai regardé
passer les jours,
Comme on regarde
un vieux miroir,

J’ai traversé
des jours de pluie,
Des nuits sans lune
et sans réponse,

J’y ai découvert
des détours,
Des lendemains,
des au revoir.

J’ai vu
s’éloigner des amis,
Et des silences
devenir immenses.

J’ai vu des mains
qui se tendaient,
Puis disparaissaient
dans le silence.

J’ai cru
parfois
à des paroles
Qui n’étaient
que des vents
passagers,

Des mots
qui autrefois
rassuraient,
Se transformer
en indifférence,

Des promesses
un peu folles
Que le temps
s’est chargé
d’effacer.

J’ai vu
des sourires
sans lumière,
Des promesses
faites à demi.

J’ai tendu
mes mains
sans compter,
J’ai donné
sans demander
de retour,

Des cœurs
qui semblaient
sincères,
Mais
qui ne l’étaient
qu’en apparence,
aussi.

J’ai découvert
que certains cœurs
Savent partir
au milieu de l’amour.

J’ai vu
des regards
pleins d’envie,
Des jalousies
cachées
sous des fleurs,

J’ai connu
les sourires
de façade,
Les regards doux
cachant l’envie,

Des gens
qui applaudissaient
ma vie
Tout en souhaitant
mes malheurs.

Les présences
devenues absences
Quand les nuages
ont couvert ma vie.

Mais j’ai vu aussi,
heureusement,
Des âmes simples,
des cœurs fidèles,

Sur mon chemin,
j’ai rencontré
Des rares,
presque silencieux,

Des présences
qui,
doucement,
Rendent les nuits
un peu plus belles,

Qui n’avaient rien
à me promettre
Et qui pourtant
ont été précieux.

J’ai gardé
quelques éclats de rire,
Quelques visages
dans ma mémoire,

Ils étaient là
sans faire de bruit,
Quand le monde
semblait m’oublier,

Des mots
qui m’ont aidé à sourire
Quand mes journées
perdaient leur espoir,

Une parole
au cœur de la nuit,
Une lumière
pour ne pas sombrer.

Car la vie ne donne
jamais tout,
Elle reprend parfois
sans prévenir ;

Elle nous met
les genoux à terre,
surtout,
Pour nous apprendre
ensuite à grandir.

Alors j’ai cessé
de compter
Ceux qui sont partis
sans raison,

Je ne regrette plus
les blessures,
Ni les chemins
qui m’ont égaré.

J’ai commencé
à remercier
Ceux qui sont restés
dans ma maison.

Même les larmes
ont leur valeur :

Elles m’ont appris
à mieux regarder.

La vie m’a parfois
fait tomber,
Elle m’a laissé
des cicatrices,

Mais chaque fois
que je me suis relevé,
J’ai découvert
une nouvelle force.

Aujourd’hui,
je marche sans colère,
Avec moins de rêves,
mais plus de vérité.

je ne cours plus après
Les regards,
les mots,
les apparences.

Je ne cherche plus
à plaire à la terre,
Je cherche seulement
à rester en paix.

Je ne demande plus
au destin
De m’épargner
toutes les peines ;

Et si demain
le destin m’étonne,
Je l’accueillerai
sans avoir peur.

Je lui demande
seulement
De garder mon
âme sereine.

Car j’ai compris
que la vie nous donne
Ce qu’on ne cherchait pas…
et parfois le meilleur.

J’ai compris,
au fil des ans,
Que perdre n’est pas
toujours finir,

Que certains départs
sont des chances
De retrouver
le goût de vivre.

J’ai appris
à laisser partir
Ce qui ne voulait
plus rester,

À ne plus retenir
les navires
Qui avaient choisi
de s’éloigner.

Et maintenant,
lorsque je regarde
Le chemin parcouru
derrière moi,

Je ne vois plus
seulement les blessures :
Je vois l’homme
qu’elles ont fait de moi.

J’ai vu le faux,
j’ai connu le vrai,
J’ai perdu,
j’ai aimé,
j’ai espéré.

J’ai connu
le doute
et la lumière,

La solitude
et les beaux jours,
Et s’il me fallait
tout refaire,

Je garderais
surtout l’amour.

Et parmi tout ce
que mes yeux ont vu,
Le plus beau reste
ce que mon cœur
n’a jamais cessé
de croire.

Car au bout
de toutes les épreuves,
Après les larmes
et les détours,

Il reste une vérité
toute neuve :

Le plus précieux…
c’est d’avoir gardé
un cœur capable
d’aimer toujours.

Djamel Metref
At Yenni le 18 Septembre 2026