Les mots d’un montagnard
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Le vent des âmes blessées

Absence et manque

Le vent des âmes blessées

Je t'entends,
voyageur
aux paroles profondes,
Et je recueille en moi
le frisson de tes ondes.

Mais le vent,
que tu pries,
ne porte qu'un instant ;
C'est au cœur de guérir
ce que tait le levant.

Ne maudis pas le temps
qui façonne les êtres,
Il ferme des chemins
pour en ouvrir peut-être.

L'absence est une nuit,
mais l'aurore,
un serment :
Aucune obscurité
ne règne éternellement.

Celui que l'on chérit
ne meurt pas dans l'oubli,
Il devient une étoile
au silence accompli.

Son nom vit dans les jours
que ton âme construit,
Comme un feu qui réchauffe
au plus profond des nuits.

Tu demandes pourquoi
l'amour blesse et consume,
Pourquoi tant de beauté
s'achève dans la brume.

C'est qu'aimer,
sans retour,
n'est ni crime ni tort ;
C'est offrir une vie
sans marchander son sort.

L'amour n'est pas poison,
malgré son goût d'absence,
Il révèle en nos cœurs
leur plus pure substance.

Et les cendres, parfois,
sous leur voile assoupi,
Cachent le premier souffle
d'un avenir fleuri.

Alors relève-toi,
malgré les pleurs versés,
Car les plus grands printemps
naissent des cœurs blessés.

Et si ton âme un jour
retrouve un doux regard,
Tu comprendras enfin que l'amour
n'est jamais trop tard.

Djamel Metref
At Yenni le 23 juillet 2026