Les mots d’un montagnard
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Le campagnard et le citadin

Beauté du quotidien

Le campagnard et le citadin

Sur la place du village,
un marché s’éveille.

Un citadin s’arrête,
admirant les merveilles :

Ô terre paisible,
ô champs verdoyants,
Ici tout est calme,
loin des bruits incessants.

En ville,
tout court,
rien ne s’arrête,
Mais ici,
la vie semble si parfaite.

Un campagnard :

Bienvenu à toi,
ami de passage,
Ici le temps coule,
sans cage
ni orage.

Le vent guide l’heure,
la lumière fait loi,
La terre ici respire,
sous nos pas
et nos doigts.

Le citadin :

Je vous envie,
vous qui vivez
au grand air,
Loin des trottoirs,
des bus,
du verre
et du fer.

En ville,
je suis pris
dans l’immense machine,
Esclave des minutes,
des heures qui déclinent.

Le campagnard :

Mais chacun son rythme,
chacun son chemin,
La ville offre aussi
un destin serein.

Ici,
les jours sont longs,
et parfois solitaires,
La nature est douce,
mais aussi bien austère.

Le citadin :

Auriez-vous alors,
l'envie d’évasion ?
D’un monde qui brille,
de grandes foules
sans nom ?
Là où la lumière
est de néon,
de verre,
Où chaque nuit bouillonne,
un grand mystère.

Le campagnard :

J’y vais parfois,
voir l’éclat des vitrines,
Les rues bondées,
les éclats qui se déclinent.

Mais vite je reviens,
loin du tumulte humain,
Le chant des oiseaux
me ramène au matin.

Le citadin :

Vous parlez si bien
de vos bois,
de vos champs,
On dirait un poème,
un rêve apaisant.

Si je pouvais,
je resterais,
Oublier l’asphalte
et les bruits pressés.

Le campagnard :

Mais vous
et moi,
chacun sa voie,
Des routes si diverses
mais pleines de joies.

Il faut de tout,
de l’espace
et des toits,
Pour faire un monde riche,
pour guider nos pas.

Le citadin :

Vous avez raison,
je garderai l’envie,
D’ici,
de là-bas,
de l’air
et du bruit.

Entre ville et campagne,
il est beau de rêver,
De trouver l’équilibre
pour mieux s’élever.

Et sur ces mots,
un sourire échangé,
Deux âmes différentes,
mais un respect partagé.

Djamel Metref
Valentigney le 26 Avril 2026