La vie est belle
La vie est belle —
Pas parce qu’elle est douce,
Mais parce qu’elle est vraie.
Parce qu’elle te cogne parfois,
Et te relève quand même.
La vie est belle,
Même quand
elle tremble,
même quand
elle blesse.
Elle garde,
au fond
des jours gris,
Une braise
qui ne s’éteint pas.
Elle n’a pas besoin
d’être parfaite,
Elle a juste besoin
d’exister.
De battre,
de brûler,
de vibrer,
Dans le creux
de nos paumes fatiguées.
Elle est ce souffle
qui recommence,
Au matin,
quand tout semble fini,
Ce rire d’enfant
qui éclate dans la rue,
Ce rayon qui fend la pluie.
La vie,
c’est ce cri
qu’on pousse en silence,
Quand personne n’écoute,
Mais que le monde entend
quand même.
C’est ce sourire
qu’on garde pour soi,
Et qui pourtant éclaire
un visage inconnu.
La vie est belle,
oui —
Pas toujours simple,
Pas toujours juste,
Mais pleine,
entière,
Indomptable.
Elle danse
même sur les ruines.
La vie est belle,
Dans ses bosses,
ses failles,
ses retards.
Elle trébuche,
elle s’essouffle,
Elle recommence.
Et nous,
on suit,
Tant bien que mal,
Avec le cœur cabossé
mais battant.
C’est une main tendue
sans raison,
Un regard échangé
dans la foule,
Un silence
qui devient paix,
Un mot qui sauve
sans qu’on le sache.
Elle est là,
Dans le café du matin,
Dans le bruit des clés
qu’on cherche,
Dans les bras
qu’on retrouve,
Dans l’odeur d’un plat
qu’on aime.
Petite,
simple,
magnifique.
La vie est belle
parce qu’elle passe,
Parce qu’elle
ne promet rien,
Et pourtant offre tout,
À ceux qui osent
la vivre vraiment.
La vie est belle,
même quand elle pleure.
Parce que les larmes
lavent les rêves,
Et que les blessures
deviennent des routes.
Parce qu’à chaque chute,
Quelque chose en nous
apprend à se tenir droit.
Elle se cache
dans les petites choses —
L’odeur du café chaud,
Le vent sur les joues,
Les pas qu’on partage
sur un chemin
encore inconnu.
Elle est ce mot
qu’on n’ose pas dire,
Ce pas qu’on finit
par faire,
Ce pardon qu’on offre
trop tard,
Mais qu’on offre
quand même.
Elle est parfois rude,
parfois cruelle,
Mais même
dans ses colères,
Elle enseigne la force,
Elle façonne l’âme,
elle révèle l’humain.
La vie est belle
parce qu’elle passe.
Parce qu’elle s’effrite
entre nos doigts
Comme du sable
qu’on ne retient pas —
Et c’est justement ça,
sa grâce.
La vie est belle
dans sa vérité brute,
Dans les larmes
qu’on sèche soi-même,
Dans les rêves
qu’on n’a pas renoncés
à poursuivre.
Chaque seconde est une étoile filante :
Elle ne revient pas,
Mais elle brille assez fort
Pour laisser une trace dans la nuit.
Elle n’a pas besoin
d’être parfaite
Pour être précieuse.
Elle suffit,
simplement,
Parce qu’elle est là,
Parce qu’on respire encore,
Parce qu’on aime,
Et qu’on espère.
Alors on avance.
On aime, on rate, on recommence.
On construit du beau avec du bancal,
Du sens avec du chaos,
De la lumière avec nos ombres.
Alors oui —
La vie est belle,
Non pas parce qu’elle épargne,
Mais parce qu’elle donne.
Non pas parce qu’elle dure,
Mais parce qu’elle brûle.
Et parfois,
Sans prévenir,
Tout s’aligne.
Un rire, un regard, un instant suspendu.
Et tout ce qu’on croyait perdu
Redevient possible.
La vie est belle,
Pas comme un conte —
Comme une lutte.
Une aventure à mains nues,
Où chaque souffle est une victoire.
Et tant qu’il restera
Un cœur pour battre,
Un mot pour consoler,
Un geste pour construire,
Un rêve pour rallumer la flamme —
La vie,
Toujours,
Sera belle.
Alors tant qu’il y aura
Une chanson dans la tête,
Une flamme dans la poitrine,
Un rêve au fond du cœur —
On pourra le dire,
Sans mentir,
Sans détour :
La vie est belle.
Djamel Metref
At Yenni le 20 octobre 2025
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