La logique bancale du vivant
J’ai ramassé un silence
qui traînait dans un virage,
il avait l’air en vacances
mais perdu sur le paysage.
Je l’ai mis dans ma poche,
avec deux idées bancales,
et une pensée un peu moche
qui voulait devenir étoile.
En chemin, j’ai vu un sourire
collé sur un vieux lampadaire,
il m’a dit : « Je n’ose plus sortir,
les gens me prennent pour de la lumière. »
Alors je lui ai tenu compagnie,
on a causé de mille riens,
des regrets qui font de la magie,
des espoirs qui boivent du vin.
Tout semblait parler trop fort,
ou trop doucement, ou trop mal,
comme un monde un peu d’accord
avec sa logique bancale.
Et moi, dans ce décor incertain,
j’ai compris un truc en chemin :
on est toujours plus vivant,
quand rien ne rime à rien.
Djamel Metref
At Yenni le 27 novembre 2025
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