La blancheur demeure
La bave du crapaud
glisse,
terne,
sans éclat,
parmi les herbes lourdes
où s’égarent les colères.
Sur sa branche de ciel,
la colombe,
immobile,
respire un vent plus clair
que toutes les injures.
Nulle ombre n’entache
la pureté qui veille :
ce qui rampe ne peut
atteindre ce qui s’élève.
Et le monde s’apaise,
un instant suspendu,
devant la fragile force
d’une aile restée blanche.
Djamel Metref
At Yenni le 12 décembre 2025
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