L’immobile passage
Je ferme les yeux,
et tout s’ouvre.
Je m’assieds
dans le jour
qui s’efface.
Un fil de vent
traverse le silence,
comme si le monde,
pour un instant,
retenait son cœur.
Le silence s’étire,
léger
comme l’aube
avant le monde.
Le bruit s’efface,
le temps s’ouvre
comme une porte
sans mur.
Le monde se tait
d’un coup,
comme s’il retenait
sa propre pensée.
Rien ne bouge,
sauf le souffle
qui revient de loin.
Djamel Metref
At Yenni le 12 novembre 2025
← Tous les poèmes
