L'âme des montagnes
Sous l’ombre du vieil olivier, murmure une histoire,
Celle des héros oubliés, gardiens de la mémoire.
Le Djurdjura respire, ses vallées profondes,
Recèlent des luttes, des chants qui abondent.
L’aigle au vol large veille sur les villages,
Esprit des montagnes, protecteur sans âge.
Sous un ciel étoilé, les astres confidents,
Contemplent cette terre, de fiers et résistants.
Dans les regards perçants, une montagne se dresse,
Force immuable, symbole de noblesse.
Un chant s’élève, vol de liberté,
Comme une hirondelle traversant l’éternité.
Les villages, colliers de perles sur des pentes abruptes,
Défient le relief et les tempêtes rudes.
Les mains des femmes, créatrices de beauté,
Tracent des hennés rouges, art de l’éternité.
La flûte nocturne accompagne le vent,
Un souffle qui emporte l’âme dans le temps.
Neige immaculée sur les cèdres sacrés,
Le Djurdjura se drape d’un silence enchanté.
Sous le soleil brûlant, les généreux figuiers,
Offrent leur ombre douce aux cœurs fatigués.
Le printemps en liesse, amandiers en fleurs,
Les hirondelles dansent, le vent chante l’heure.
L’été doré porte aux herbes un secret,
Les collines flambent d’un feu muet.
L’automne apporte une pluie apaisante,
Le sol se replie, la terre est dormante.
Les tapis de laine racontent des paroles,
Chaque fil tissé, une histoire s’envole.
Les rires des femmes, à la fontaine qui bave,
Se mêlent à l’eau qui chante et lave.
Dans les oliviers, des mains patientes s’unissent,
Chaque fruit cueilli, une offrande de justice.
Tamazight murmure, chaque mot enflammé,
Porte une mémoire, un passé affirmé.
Un feu nocturne réunit les âmes éprises,
Les étoiles écoutent des contes sous la brise.
Gardiennes du ciel, les montagnes veillent,
Sous l’azur profond, leurs cimes s’émerveillent.
Rochers immobiles, mémoire du vent,
Ils murmurent les voix des anciens, échos vivants.
Entre la mer scintillante et l’horizon brumeux,
Les sommets s’élèvent, gardiens silencieux.
À l’aube dorée, les montagnes s’embrasent,
La Kabylie s’éveille, lumineuse extase.
Ainsi, Kabylie, terre d’histoires sacrées,
Montagnes du cœur, âmes enracinées,
Ton chant traverse les âges et les lieux,
Un poème vivant, toujours lumineux :
Kabyle, peuple noble et fier,
Portant en lui des siècles de lumière,
Dans les montagnes, ton histoire se grave,
Sur chaque pierre, sur chaque lave.
Authentique terre de bravoure,
Où résonne encore l’écho des tambours,
Ton esprit indomptable jamais ne plie,
Sous la tempête ou la pluie.
Bien enracinée dans ta culture,
Chaque mot, chaque chant est une armure,
Transmis de père en fils, de mère en fille,
Dans le souffle éternel qui brille.
Y eurent des luttes et des combats,
Mais jamais tu ne perdis tes pas,
Sur les sentiers escarpés des montagnes,
Tu marches libre, loin des campagnes.
Liberté, ton cri, ton étendard,
Porté haut, comme un phare,
Dans la nuit ou sous le jour,
Ta force ne faiblit, c'est ton amour.
Idéal de justice et de dignité,
Ton peuple, dans la fraternité,
Garde vivant le feu sacré,
De tes traditions, de ta liberté.
Espoir de tous, terre ancestrale,
Kabylie, tu es un rêve impérissable,
Sous tes cèdres et tes oliviers en fleurs,
Ton âme bat, avec ferveur.
Kabylie, ton nom chante dans le vent,
Un hymne éternel, vibrant et puissant.
Djamel Metref
At Yenni le 11 décembre 2024
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