Jour de dérive
Le vent ne sait plus d’où il vient,
il tourne, cherche, s’amuse.
Les feuilles suivent son caprice
comme des pensées qui refusent de se taire.
Un vélo passe, sans but.
Un chien aboie à une ombre.
Le monde hésite, suspendu —
entre le calme et quelque chose
qui veut éclater.
Alors on marche.
Pas pour fuir,
juste pour sentir
le jour qui glisse.
Djamel Metref
At Yenni le 8 octobre 2025
← Tous les poèmes
