Les mots d’un montagnard
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Je te po-aime toujours, encore et encore

Amour et désir

Je te po-aime toujours, encore et encore

Je ne sais plus écrire
Je t’aime
depuis que ton nom
habite mes vers.

Alors j’ai inventé
un nouveau verbe,
que même les dictionnaires
ignorent,
mais que mon cœur prononce
naturellement :

Je te po-aime.

J’écris ton nom
là où les mots s’effacent,
sur les pages secrètes
du temps,
avec l’encre vive
de mes veines
et la lumière silencieuse
de mon âme.

Je te po-aime
dans chaque rime
inachevée,
dans chaque silence
entre deux battements,
dans chaque étoile
qui cherche son ciel.

Je grave ton souvenir
sur l’anneau éternel
de mon cœur,
afin qu’aucun vent,
aucune saison,
aucune nuit
ne puisse l’emporter.

Je te po-aime
avec l'encre des aurores,
avec la patience des saisons,
avec la fidélité des océans à la lune.

Je dépose sur ton épaule
le parfum de mes larmes
heureuses,
comme l’aurore dépose
la rosée
sur les pétales
encore endormis.

Je te po-aime
quand tu es près de moi,
et davantage encore
lorsque la distance
essaie vainement
de te cacher à mes yeux.

Je cache ton cœur
dans le refuge
de mes yeux,
là où nul regard
ne pourra l’atteindre,
et je le garderai
comme un trésor sacré,
plus précieux
que les étoiles elles-mêmes.

Car aimer ne suffit plus
quand l’âme déborde
de tendresse.

Alors je te po-aime,

comme on écrit une éternité
sur une feuille fragile,
comme on confie
un secret au vent,
comme on garde une lumière
vivante au fond de la nuit.

Si les océans dressent
leurs vagues entre nous,
je traverserai leurs tempêtes.
Si les montagnes élèvent
leurs murailles,
je suivrai le chemin
des nuages
pour te rejoindre.

Car l’amour véritable
ne connaît
ni frontière,
ni horloge,
ni éloignement.

Il habite
chaque battement
du cœur,
chaque souffle,
chaque silence.

Peu importe la distance
qui nous sépare,
peu importe les jours
sans ta voix,
les saisons
sans ton sourire,
ou les nuits
sans la chaleur de tes mains.

Je te po-aimerai dans l’absence
comme dans la présence,
dans le murmure du matin
et dans le dernier soupir du soir.

Et lorsque les années
auront blanchi nos rêves,
lorsque le temps aura refermé
ses ailes sur nos jours,
il restera encore cette vérité
simple
et immense :

Je te po-aime.

Je te po-aime
plus loin que l’horizon,
plus profondément que la mer,
plus fidèlement que les étoiles
qui veillent la nuit.

Et jusqu’au dernier battement
de mon cœur,
jusqu’à la dernière lueur
de mon regard,
jusqu’au dernier souffle
confié au vent,

Et si un jour les mots
me quittent,
s’il ne me reste qu’un souffle
pour te parler,

ce souffle dira toujours,
encore
et encore :

Je ne t’aime pas seulement...
je te po-aime.

Djamel Metref
At Yenni le 3 Juin 2026