Je t’entends, femme
Ta voix traverse
les murs anciens
où l’on croyait
t’avoir enfermée.
Je t’entends, femme,
dans le souffle des mères
qui n’avaient que leurs silences
pour protéger leurs rêves.
Tu dis : je suis.
Et ce simple mot
fait trembler
les vieilles chaînes.
Car chaque pas que tu fais
éveille la terre
où dorment encore
des milliers de voix.
Tu n’es pas seule.
Dans chaque battement de ton cœur
il y a l’écho
de celles qui marchent avec toi.
Alors parle.
Écris.
Brise la nuit.
Car lorsque la femme se lève,
ce n’est pas seulement une voix
qui naît dans le monde —
c’est l’aube.
Djamel Metref
At Yenni le 8 mars 2026
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