Ivre de rêver
Ivre de rêver, je titube
dans les ruelles du possible,
où la nuit boit mes pas
et les étoiles me prêtent leurs clés.
Je m’enivre d’ombres claires,
de promesses sans adresse,
d’un matin qui hésite
au bord de mes paupières.
Le monde penche —
ce n’est pas la chute,
c’est l’élan.
Je vacille vers demain.
Ivre de rêver,
je signe le silence
d’un battement de cœur,
et l’aube, complice, me relève.
Djamel Metref
At Yenni le 15 janvier 2026
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