Flammes mêlées
À la vie qui ne doit rien,
À l’amour qui ne réclame pas,
Ils se mêlent dans le rien,
Et ce rien suffit parfois.
À la vie qui fuit,
qui s’accroche,
À l’amour qui doute
et qui reste,
Ils se mêlent,
s’entrechoquent,
Et de la chute font un geste.
À la vie qui blesse sans haine,
À l’amour qui sauve sans bruit,
Ils se mêlent dans nos veines
Comme une guerre qui fait la paix.
À la vie qui ne s’excuse pas,
À l’amour qui ne se justifie pas,
Ils se mêlent,
se blessent,
se croisent,
Et nous tiennent debout,
parfois.
À la vie qui fuit entre les doigts,
À l’amour qui reste pourtant,
On perd,
on tombe,
mais parfois
On renaît plus vrai qu’avant.
À la vie qui prend sans prévenir,
À l’amour qui donne en tremblant,
On avance,
prêts à souffrir
Pour un instant vrai,
brûlant.
À la vie qui ment,
qui se rachète,
À l’amour qui doute,
qui attend,
Même à genoux,
l’âme se jette
Vers l’inconnu brûlant du présent.
À la vie qui doute et insiste,
À l’amour qui tremble et promet,
Dans l’ombre même ils persistent,
Deux flammes mêlées,
jamais en paix.
À la vie,
imprévisible et fière,
À l’amour,
fragile
et immense,
Levons nos voix,
même en arrière,
Pour célébrer leur résistance.
Djamel Metref
At Yenni le 17 décembre 2025
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