Évocation : 05 Octobre 1988, L’aube d’un combat.
Octobre noire, Octobre d’espoir
5 octobre,
le vent souffle,
les rues grondent,
Un murmure d’orage,
un cri qui inonde.
Sous un ciel de braise,
la colère se lève,
La jeunesse s’agite,
s’éveille et se rêve.
Des pierres en main,
des espoirs en feu,
Ils avancent,
sans chaînes,
sans peur,
sans adieux.
Les murs tremblent,
les regards s’embrasent,
Sous les pavés brisés,
un peuple s’extase.
Qu’est-ce qu’un cri si le silence oppresse ?
Qu’est-ce qu’un rêve quand la liberté cesse ?
Sur chaque visage,
la faim et la soif,
Non d’eau ou de pain,
mais de justice,
de foi.
Les rues s’embrasent d’un souffle amer,
De larmes et de sueur,
sous le poids de la guerre,
Pas celle des balles,
mais celle des voix,
Luttant pour la paix,
luttant pour un choix.
La jeunesse en flammes brûle ses chaînes,
Pleurant des années de douleur incertaine.
Elle avance en silence,
un pas défiant,
Vers des rêves tissés de futur ardent.
Et sous le ciel lourd de ce mois d’octobre,
Le sol résonne des pas d’un peuple sobre,
Réclamant le droit,
la voix,
la lumière,
Dans un chant de révolte,
intense et sincère.
Ce jour-là,
octobre s'est gravé,
Dans le cœur d'une nation,
jamais oublié,
Un souffle,
un élan,
un espoir qui persiste,
Une Algérie qui rêve,
une Algérie qui existe.
Feu dans les regards,
un éclat rebelle,
La liberté vacille,
fragile étincelle.
Les cendres dansent,
le vent les emporte,
Mais au fond du chaos,
l’espoir frappe aux portes.
Les cris résonnent,
perçant l’aube muette,
Chaque pas marqué d’une lutte secrète.
Sur le pavé rouge,
la mémoire demeure,
Ardente et vivante,
une flamme intérieure.
Sous l’ombre lourde des cendres éteintes,
Le jasmin renaît,
malgré les étreintes
Du désespoir sombre et du poids du passé.
Demain,
il fleurira d’un éclat insensé.
Ainsi s’écrit Octobre,
sombre et lumineux,
Un cri dans la nuit,
un rêve audacieux.
Les racines d’espoir plongent dans la douleur,
Et sous l’ombre,
grandit l’Algérie en splendeur.
L’âme du guerrier
Sous le ciel lourd,
un cri s’élève,
Un chant ancien que rien n'achève.
Épée en main,
cœur de lumière,
Le guerrier s’avance,
bravant la terre.
Des plaines brûlées aux monts glacés,
Il porte en lui l’ardent passé,
De ses ancêtres,
de leurs épreuves,
Chaque pas marque un cœur qui s’émeuve.
Des batailles gagnées,
des amis tombés,
Des blessures dont nul n’a parlé,
Il avance seul,
invincible et fier,
Sous les ombres dansant sur la pierre.
L’épopée résonne,
éternel combat,
Au-delà du monde,
au-delà des draps,
La légende se tisse de jour en nuit,
L’âme du guerrier jamais ne fuit.
Djamel Metref
At Yenni le 5 octobre 2025
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