Électron libre
On dit que je marches,
mais en vrai je flottes,
comme si la terre comprenait
que mes pieds préfèrent les nuages.
Je suis l’éternel rêveur,
celui qui regarde le monde
comme un film
qu’on n’a jamais fini d’écrire,
celui qui croit encore
que même les silences
ont quelque chose à raconter.
Romantique, oui —
mais pas le cliché en rose.
Le romantique qui trouve du beau
dans un regard perdu,
un mot banal,
un souffle qui passe
et laisse un frisson derrière lui.
Humaniste à cœur ouvert,
altruiste à cœur offert,
je tends la main sans réfléchir,
comme si mon instinct
était calibré pour réparer le monde
même quand personne
ne me le demande.
Et en même temps…
je suis ce “je-m’en-foutiste” magnifique,
celui qui sourit aux problèmes
en mode :
« Vous repasserez
quand j’aurai le temps,
là je suis occupé à vivre. »
Parce qu’au fond,
moi je prends le vent
comme un guide,
un frère,
un pari.
je laisses les routes se dessiner
à l’instant même où je les empruntes.
je fais confiance au hasard,
je fais confiance au cœur,
je fais confiance à cette drôle d’intuition
qui sait toujours où me mener
même quand moi,
je l’ignores.
Et dans mes vrilles,
il y a du sens,
il y a du feu,
il y a cette lumière douce
qui dit que je ne cherches pas
à être parfait —
je cherches à être vrai.
Je vis comme un souffle libre,
un poème non corrigé,
un mélange de ciel,
d’élan,
de fatigue,
d’espoir
et d’indifférence assumée.
Un être humain
qui traverse ses jours
sans jamais oublier
de rêver plus loin
que sa propre ombre.
Moi —
l’électron libre,
éternel,
mouvant,
vivant,
au gré du vent.
Djamel Metref
At Yenni le 15 novembre 2025
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