Les mots d’un montagnard
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Écrit sans nom

Écriture et poésie

Écrit sans nom

Il voyage de main en main,
Sans signature ni empreinte,
Juste un souffle d’âme,
Juste un murmure d’infini.

Ecrit sans nom sur l’aube pâle,
Dans le frisson des vents légers,
Sur l’écume blanche des étoiles,
Là où le jour vient se noyer.

Ecrit sans nom sur le silence,
Sur l’ombre douce des pavés,
Dans l’absence et dans l’attente,
Dans chaque instant à deviner.

Ecrit sans nom comme une prière,
Sur les murs froids de mes saisons,
Dans le soupir de la lumière,
Dans l’infini de l’horizon.

Sous l’encre vive de mes songes,
Le monde vibre d’un secret,
Comme une flamme qui se prolonge
L’écho d’un serment jamais défait.

Ecrit sans nom sur la poussière,
Que le vent emporte au matin,
Sur chaque feuille, sur chaque pierre,
Sur le destin au creux de ma main.

Ecrit sans nom dans les nuages,
Pour qu’il danse aux cimes du ciel,
Qu’il effleure l’or des orages,
Et frissonne aux ailes d’un appel.

Ecrit sans nom dans les étoiles,
Dans l’invisible et l’infini,
Comme un secret sous une voile,
Comme une empreinte dans la nuit.

Si le temps voulait l’effacer,
Si l’oubli cherchait à le taire,
Je l’écrirai sur ma mémoire,
A l’encre ardente de l’éphémère.

Mais qui est-il ?

Un amour, un rêve, un souvenir,
Un visage gravé dans mon ciel,
Une ombre douce prête à s’enfuir,
Ou la brûlure d’un feu essentiel ?

Un absent, un égaré, un fantôme,
Un être proche ou inconnu,
Un nom que seul mon cœur dénomme,
Un espoir fou jamais retenu ?

Toi, dont j’ignore le nom,
Es-tu l’écho d’une promesse,
Un battement d’ailes, un frisson,
Ou juste le vent qui me caresse ?

Toi, dont j’ignore le nom,
Es-tu réel ou n’es-tu qu’un son ?
Un murmure au creux de ma nuit,
Une braise sous l’infini ?

Es-tu ce regard qui me hante,
Cette absence douce et troublante ?
Un amour d’hier, un amour d’ailleurs,
Un battement sourd sous ma peau, dans mon cœur ?

Es-tu un rêve que je refuse d’éteindre,
Une lueur que rien ne peut feindre ?
Un secret tissé dans le vent,
Un serment plus fort que le temps ?

Toi, dont j’ignore le nom,
Tu es peut-être moi, sans le savoir,
Un reflet, une illusion,
Ou juste l’écho d’un espoir.

Qui sait ? Le sais-tu ?

Djamel Metref
At Yenni le 22 avril 2025