Ecrit proscrit
Je t’écris en secret, sur le fil de mes nuits,
A l’encre d’un désir aux reflets infinis,
Chaque lettre est un souffle, une vague qui danse,
Un murmure suspendu dans l’écho du silence.
Je te décris alors, comme un songe éclatant,
Fait d’ombre et de lumière, de fleurs de printemps,
Tu es pluie et soleil, douceur et tempête,
Un poème inachevé aux rimes imparfaites.
Puis je te décrie, toi, mirage éphémère,
Toi, qui fuis sous mes doigts comme un vent solitaire,
Ton nom se fendille sous mes phrases rebelles,
Comme un cri que l’orage emporte sous ses ailes.
Je te crie, je te hurle au vent et à la mer,
Mon amour, ma douleur, mon espoir et ma guerre,
Que l’écho te renvoie ma voix éparpillée,
Et que chaque syllabe en ton âme soit gravée.
Je t’inscris sur ma peau, tatouage invisible,
Dans le livre du temps, au détour d’une cible,
Tu es ligne et empreinte, mémoire et destin,
Un vestige brûlant au creux de mon matin.
Et pourtant, je te proscris, fantôme adoré,
Je t’efface, je t’oublie, du moins en pensée,
Mais les mots, ces perfides, te ramènent à moi,
Et malgré moi … je t’écris encore une fois.
Djamel Metref
Ouled Fayet le 6 Mars 2025
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