Écrire
Il y a des nuits sans sommeil
où le silence pèse plus que le monde,
et des mots qui battent contre les tempes
comme des oiseaux sans ciel.
Alors, j’écris.
Pas pour guérir,
mais pour tenir debout entre deux vertiges,
là où les larmes ne savent plus tomber.
J’écris la colère
comme un feu qu’on apprivoise,
la peine
comme une mer qu’on traverse
avec une feuille pour barque.
Chaque vers, un pas
dans le labyrinthe de soi.
Chaque mot, un miroir
où l’on reconnaît enfin son visage
sans détourner les yeux.
Et parfois —
un éclat.
Un souffle.
Quelqu’un d’autre lit, comprend,
et l’on n’est plus seul
dans l’obscur.
Djamel Metref
At Yenni le 8 août 2025

← Tous les poèmes
