Les mots d’un montagnard
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D’amour et d’eau fraîche

Amour et désir

D’amour et d’eau fraîche

C’est un peu de toi,
un peu de moi,
et beaucoup d’inexplicable.

Je t’aime
dans la lumière et dans l’ombre,
dans les mots que je dis
et ceux que je retiens.

Non, ce n’est pas dans les mots
que je t’aime,
ni dans les phrases que je t’écris.
C’est dans le souffle entre deux silences,
là où ton absence pèse,
et où ta présence illumine.

Un souffle qui tremble,
un regard qui s’attarde,
un geste qui hésite
avant de devenir caresse.

Je t’aime
comme un secret qui brûle,
comme un vent qui soulève
tout ce qu’il touche.

Je t’aime
comme la mer aime le rivage :
en revenant toujours,
même après les tempêtes.

C’est le feu et l’eau,
le calme et l’orage,
la distance qui brûle
et la présence qui guérit.

Tes yeux sont un refuge,
tes mains une promesse,
et ton silence
un pays où je respire mieux.

Je t’aime
dans ce qui ne se dit pas :
les frissons qui se lèvent,
les regards qui se rencontrent,
les promesses que fait la peau.

C’est ce mélange-là :
ton rire qui s’accroche à ma peau,
ma voix qui cherche la tienne,
nos deux solitudes
qui n’en font plus qu’une.

Si je mélange
mes peurs, mes rêves, mes élans,
il reste toujours ton nom
au centre de tout.

Et si je cherche un poème
pour te dire tout cela,
je découvre que le plus beau
est celui que ton cœur lit
sans que je n’écrive rien.

Et quelque part,
entre le battement de ton cœur
et le mien,
l’amour invente une langue
que nous seuls savons lire.

Et lorsque la nuit s’étend,
je comprends que l’amour
n’est ni calme
ni tempête,
mais le chemin que je prends
pour te rejoindre.

Djamel Metref
At Yenni le 6 décembre 2025