Ce qui reste
Les gestes s’en vont,
mais la poussière
garde leur trace.
L’odeur du pain,
le rire d’une voix vieille,
la main qui savait sans dire.
Le moulin dort
au bord du ruisseau,
ses pierres froides
écoutent encore
le bruit de l’eau
et du blé.
Les jeunes vont vers la ville,
mais quand ils reviennent,
le vent les reconnaît.
Ici,
tout s’oublie lentement —
et pourtant
rien ne disparaît.
Djamel Metref
At Yenni le 15 octobre 2025
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