Cœur d’amande
Sous la coque dure des silences,
un cœur d’amande attend le jour,
blanc de patience,
amer parfois,
mais nourri de soleil ancien.
On me croit sec,
fermé,
alors que je garde en moi
la douceur exacte
qui ne s’offre
qu’à la main lente.
J’ai connu le vent rude,
les pluies avares,
la pierre chaude des étés longs ;
c’est là que j’ai appris
à concentrer la tendresse.
Quand enfin la coque cède,
ce n’est pas un cri —
c’est un goût subtil
qui demeure,
bien après la morsure.
Cœur d’amande :
discret,
tenace,
il aime sans bruit
et survit au temps.
Djamel Metref
At Yenni le 16 décembre 2025
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