Les mots d’un montagnard
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Aux anges de l'orphelinat

Histoire et paix

Aux anges de l'orphelinat

Que les étoiles que l’on compte
ne soient jamais oubliées.
Que les lunes disparues
éclairent encore la mémoire.

Que les oiseaux sans ciel
trouvent enfin un horizon de paix.
Que les cœurs meurtris
reposent là où le feu n'atteint plus.

Que les rêves interrompus
fleurissent dans un jardin
que nos yeux ne voient pas.

Les flammes détruisent les pierres,
mais elles ne consument pas l'amour.

La fumée voile le ciel,
mais elle n'efface pas les noms
gravés dans les cœurs.
Les enfants partis trop tôt
ne sont pas seulement des chiffres.

Ils sont des sourires suspendus,
des promesses inachevées,
des printemps que la terre
n'a pas eu le temps d'accueillir.

Alors nous les porterons
dans notre mémoire,
non pour raviver la douleur,
mais pour empêcher l'oubli de gagner.

Que le Très Miséricordieux
enveloppe chacune de ces âmes
de sa miséricorde infinie,
apaise les proches éprouvés
et accorde aux vivants la force
de transformer les larmes
en mémoire fidèle.

Car tant qu'un cœur se souvient,
aucune étoile ne s'éteint tout à fait.

Djamel Metref
Maatkas le 18 juillet 2026